16.06.2009

Pique-nique au Forézan

Une première pour moi ce dimanche !

C'était le pique-nique annuel organisé par l'ADIS.

 

J'ai joué sous la chaleur,

J'ai mangé plein de bonnes choses,

 

J'ai pu présenter ma soeur, dire bonjour, merci, en LSF...

Bon c'est sûr, c'est pas grand'chose, vous me direz...

 

Comme toute langue, il faut pratiquer !

Punaise, ce que j'ai pu oublier depuis le mois d'avril !!!

 

En tout cas, je veux continuer à parler avec les mains !!!!

 

Le pique-nique en photos sur le blog de ma soeur

L'adresse du blog

25.04.2009

Taboo

Hier, je suis allée jouer à Taboo !

 

C'était une partie entre entendants et sourds et...

 

ma première occasion de rencontrer vraiment des sourds.

 

J'avoue que j'ai surtout dit "bonjour", "merci" mais que j'ai pu dire mon métier, que je venais de Chambéry.

 

En sorte, j'ai replacé les quelques phrases de base que j'avais apprises au cours de ma semaine intensive de LSF.

 

C'était vraiment un moment sympa.

 

Nous étions en équipe mixte (entendants et sourds mélangés) et nous avons joué pendant près de deux heures à Taboo.

 

J'ai surtout parlé avec des sourds qui oralisaient, c'est-à-dire qu'ils parlaient bien.

J'ai tout de même échangé quelques phrases avec d'autres personnes en faisant ce que je pouvais pour exprimer ce que je voulais dire.

 

En tout cas, je me débaptise "poil dans la main" et je deviens "tic de remettre ses lunettes en place" parce que c'est pas évident quand on débute en LSF d'expliquer pourquoi je m'appelle "fainéante".

 

Pourtant, je m'étais entraînée à faire de vraies phrases mais le moment venu, j'ai évidemment fait au plus rapide et je ne suis pas du tout sûre d'avoir été comprise.

 

Déjà quand je parle, je suis pas toujours claire, alors là, s'il faut que je signe ce que je veux dire, c'est pas gagné pour mon interlocuteur...

 

En tout cas, en juin est prévu un pique-nique à Chambéry : j'en serais ! 

 

JOUER

19.04.2009

Semaine intensive LSF - Part Three

Voici le temps venu de dresser le bilan de cette semaine.

 

Je suis ravie d'avoir suivi cette formation.

J'avais envie de le faire depuis longtemps.

 

Incroyable tout ce qu'on peut emmagasiner comme savoir en une semaine.

 

Je n'ai pas eu encore l'occasion de dire qu'à la fin de la semaine, il y a eu une évaluation et pour tout dire, j'étais démoralisée en sortant.

 

Ceux qui me connaissent savent que j'ai la confiance en soi d'une grenouille (j'sais pas pourquoi, c'est cet animal qui m'est venu à l'esprit...) et que ça ne pouvait pas être objectif.

 

Ce que je n'ai pas apprécié dans ma prestation, c'est qu'à certains moments, je comprenais pas la question.

Pas ce qu'elle voulait dire, mais ce qu'il fallait que je réponde.

 

Je vous explique.

 

"L'examinatrice" me demande ce que j'ai mangé.

Et bien, j'ai même pas compris qu'elle attendait de moi que je réponde en signant "petit déjeuner, déjeuner, dîner".

 

Et puis, j'ai zappé en grande partie, les expressions du visage.

 

Bref. Des gros moments de blanc.

 

Comme si j'avais pas suivi tous les cours de la semaine...

 

J'étais tellement dégoûtée que j'ai écrit aux formatrices pour leur dire que j'étais dégoûtée.

 

Quelle cruche !

 

Hier, alors que nous devions attendre une semaine les résultats, l'enveloppe fatidique était dans ma boîte aux lettres...

 

Et...

 

J'AI UN BEAU DIPLOME !

 

Je suis trop contente !!!

 

Suivant les points évalués, j'obtiens des résultats entre la note minimale et la note maximale.

Ceci reflète parfaitement ce que j'ai fait pendant les vingt minutes qu'elle aura durée.

 

L'année prochaine, je suivrai le niveau deux.

C'est sûr !

Semaine intensive LSF - Part Two

Après les raisons de mon souhait d'apprendre la LSF, voici le moment de parler un peu contenu de stage.

Qu'ai-je appris pendant cette semaine ?

Vous imaginez bien qu'en une semaine on a le temps d'en voir des choses...

Je vais vous en faire l'énumération :

- La dactylologie (l'alphabet LSF),

- Les prénoms (les nôtres et ceux de personnes célèbres)

- La description physique d'un visage (cheveux, yeux, barbes, etc.)

- Quelques règles de grammaire,

- Les mots de la famille (père, papa, maman, tante, etc.),

- La description d'objets et de personnes (gros, maigre, fin, etc.),

- Les mots des moyens de transport,

- Les nombres,

- Les mots des métiers et des magasins,

- Les mots du calendrier (mois, jours, dates, anniversaire, fêtes, etc.),

- Les mots du "temps" (hier, demain, etc.),

- Les couleurs, 

- Les mots de la géographie (Rhône-Alpes, Savoie, etc.),

- Le quotidien des personnes sourdes (musique, télévision, téléphone, etc.),

- L'heure,

- La durée,

- Les fruits,

- Les légumes,

- Les mots des émotions (joyeux, gourmand, etc.)

- Les différentes questions (qui ? quoi ? comment ? Où ?, etc.),

Ajoutez à ceci que nous avons été filmés expliquant une recette de cuisine et que le visage et ses expressions sont partis intégrante de la LSF, vous devez vous demander comment c'est possible d'apprendre tout ça !

Et bien, je vous dirais, qu'en 42 heures, vous pouvez apprendre les premières bases de cette langue ! 

Place au mime !

Nous étions 8 à suivre le stage.

J'ai oublié de dire que la formatrice était formidable.

Nous devions porter des boules quiès pendant les cours alors tout n'était que signes, mime pour nous apprendre.

Bien sûr, plusieurs fois, nous avons été reprises à l'ordre car nous bavardions...

A vrai dire, à la fin, on bavardait mais en signe, dans la mesure du possible, entendons-nous bien.

Bref.

Il a fallu aller au tableau faire découvrir à nos petits camarades des fruits et des légumes.

Si certains avaient des fruits et autres aliments faciles à faire deviner, moi, avec mon pot habituel, j'ai dû faire deviner des corn-flakes !

Punaise, ce qu'on a pu se marrer !

D'autant que tout le monde a su que je fais un blocage, je confonds toujours l'ail et l'oignon, je crois que c'est foutu pour moi !

D'accord, je suis pas une grande cuisinière mais là, c'est même pas ça, c'est vraiment que je pourrais jamais reconnaître ces deux trucs...

 

La formatrice regarde la mer devant elle et fait le signe pour bleu, elle lève la tête et refait le signe.

Pour une fois, mes synapses se connectent et je comprends qu'il s'agit du mot bleu et me voilà envoyée au tableau pour faire comprendre la couleur "bleu".

Première tentative : je me cogne dans un meuble, je fais le signe "bleu", personne comprend.

Je vais pour regagner ma place mais non !

Tant que mes camarades ne comprennent pas je dois continuer...

Bon, j'en suis à la cinquième tentative et ils n'ont toujours pas compris !!!

Je leur dit "la porte ici est bleue" et ben, c'est un flop !

Tout le monde s'est bien marré à me voir réfléchir, mimer mais ils ont rien compris !

La formatrice reprend les rênes et arrive à leur faire deviner.

C'est pô juste.

Hi hi.

En tout cas, en fin de stage, la formatrice m'a bien dit que je n'étais pas fainéante comme mon nom semble le laisser croire..

Je dois dire que faire du théâtre d'improvisation m'a bien servi.

On avait fait du mime pendant deux cours : le premier cours, le deuxième cours sur le mime.

La semaine prochaine, je vais jouer à Taboo avec des sourds et des entendants.

J'ai hâte d'y être.

Peut-être que je serais baptiser ce jour-là...

Vous voulez connaître le bilan de cette semaine ?

Attendez la prochaine note...

Des dictionnaires sur Internet

Comme pour le français parlé, la LSF comporte des accents régionaux.

C'est-à-dire que les signes peuvent différer d'une région à l'autre...

LSFplus

Un dictionnaire signé

Un autre dictionnaire

Liens utiles

Websourd

Le portail d'information sur les sourds et la langue des signes françaises

Semaine intensive LSF - Part One

Voilà.

J'ai attendu d'avoir terminé cette semaine intensive d'apprentissage de la langue des signes pour vous en parler.

En effet, je suis restée concentrée sur cette semaine de stage et n'ai pas fait grand'chose en dehors de recherches sur le net à propos de la surdité en général et de la LSF en particulier.

 

Pourquoi je veux parler LSF ?

Plusieurs raisons ont fait que j'ai souhaité suivre un formation en langue des signes cette année.

D'abord, d'un point de vue professionnel.

Peut-être que je vais faire "la vieille fonctionnaire" mais j'aime rendre service. C'est tout bête mais c'est le cas.

J'aime répondre aux questions des lecteurs qui viennent me voir au poste d'information, j'aime pouvoir communiquer avec eux.

 

Autant dire qu'à la bibliothèque dans laquelle je travaille, je parle à des vieux, des jeunes, des blancs, des noirs, des aveugles, des détenus.

Bref.

 

Toute la panoplie de notre société.

 

Si j'ai déjà eu l'occasion de renseigner des personnes sourdes, ce n'était pas très concluant. Aussi bien pour elles que pour moi.

Je faisais jusqu'à présent avec les moyens du bord mais désormais je vais pouvoir faire "un peu plus".

Et ça je trouve ça super !

 

Ensuite d'un point de vue personnel qui finalement découle directement de mon travail.

J'ai déjà eu l'occasion de dire que je participe chaque année à la sensibilisation de la population de ma ville aux différents types de handicap.

 

C'est souvent la même personne sourde qui représente l'association ADIS et chaque année, je ne peux communiquer directement avec elle.

Bon d'accord, j'ai bien compris comment on dit bonjour mais pourtant je ne franchis pas le pas de faire le signe...

 

Pour ceux qui liraient ce blog pour la première fois, je ne donne jamais de prénom et donc, les gens que je cite sont réduits à des "comédiens", "amis", "collègues" et ici, "personne sourde"...

 

Que les choses soient claires, ça n'a rien de méprisant.

Non, mais ! Et puis quoi alors ! 

 

Je suis quelqu'un de plutôt timide même si ça ne se voit pas toujours.

Je veux dire que je fais un boulot où faut parler à pleins de gens, je fais du théâtre d'improvisation.

 

Enfin, tout ça pour dire qu'enfin, à la première pause de cette semaine de cours intensive, j'ai pu m'adresser à cette personne DIRECTEMENT !

J'ai pu lui dire une phrase complète : "Mon prénom en langue des signes est poil dans la main".

J'étais trop fière !

 

Pourquoi "poil dans la main" ?

 

A vrai dire, j'ai choisi moi-même ce surnom.

Je souhaite garder cette réputation...

 

Au fil du temps, des collègues m'ont dit que je travaillais de "façon loufoque", de "manière nonchalante".

En somme, j'ai la même tête que mes neurones s'agitent ou pas.

Pour donner un exemple simple, à la bibliothèque, le mercredi peut être une journée très chargée, et les piles de livres à nettoyer s'accumulent rapidement.

Et bien, je les laisse s'accumuler les piles, je sais qu'elles sont là, mais je sais que j'en viendrais à bout alors je ne m'agite pas dans tous les sens, au lieu de faire trois petits voyages pour ranger, j'en ferais un gros et hop, le tour est joué, le raz-de-marée est résorbé, les lecteurs ont pu se ficher de ma figure en me voyant croûler sous les piles de livres.

 

Bref. Une journée de travail au boulot !

 

Il est vrai que ce nom de "poil dans la main" pourra surprendre des gens qui me rencontrent pour la première fois alors je vais peut-être devoir m'en séparer ou apprendre à signer une explication.

Sinon, quelqu'un m'a dit que je pouvais être appelée "lunettes" ou "dents écartées".... Euh, j'sais pas ce qui est mieux.

 

Pour ce que nous avons fait pendant cette semaine, je vous invite à lire une prochaine note.