19.04.2009
Semaine intensive LSF - Part Three
Voici le temps venu de dresser le bilan de cette semaine.
Je suis ravie d'avoir suivi cette formation.
J'avais envie de le faire depuis longtemps.
Incroyable tout ce qu'on peut emmagasiner comme savoir en une semaine.
Je n'ai pas eu encore l'occasion de dire qu'à la fin de la semaine, il y a eu une évaluation et pour tout dire, j'étais démoralisée en sortant.
Ceux qui me connaissent savent que j'ai la confiance en soi d'une grenouille (j'sais pas pourquoi, c'est cet animal qui m'est venu à l'esprit...) et que ça ne pouvait pas être objectif.
Ce que je n'ai pas apprécié dans ma prestation, c'est qu'à certains moments, je comprenais pas la question.
Pas ce qu'elle voulait dire, mais ce qu'il fallait que je réponde.
Je vous explique.
"L'examinatrice" me demande ce que j'ai mangé.
Et bien, j'ai même pas compris qu'elle attendait de moi que je réponde en signant "petit déjeuner, déjeuner, dîner".
Et puis, j'ai zappé en grande partie, les expressions du visage.
Bref. Des gros moments de blanc.
Comme si j'avais pas suivi tous les cours de la semaine...
J'étais tellement dégoûtée que j'ai écrit aux formatrices pour leur dire que j'étais dégoûtée.
Quelle cruche !
Hier, alors que nous devions attendre une semaine les résultats, l'enveloppe fatidique était dans ma boîte aux lettres...
Et...
J'AI UN BEAU DIPLOME !
Je suis trop contente !!!
Suivant les points évalués, j'obtiens des résultats entre la note minimale et la note maximale.
Ceci reflète parfaitement ce que j'ai fait pendant les vingt minutes qu'elle aura durée.
L'année prochaine, je suivrai le niveau deux.
C'est sûr !
12:18 Publié dans Culture sourde, C'est mon travail... | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : lsf, sourds, handicap, cours, adis, langue des signes
Semaine intensive LSF - Part Two
Après les raisons de mon souhait d'apprendre la LSF, voici le moment de parler un peu contenu de stage.
Qu'ai-je appris pendant cette semaine ?
Vous imaginez bien qu'en une semaine on a le temps d'en voir des choses...
Je vais vous en faire l'énumération :
- La dactylologie (l'alphabet LSF),
- Les prénoms (les nôtres et ceux de personnes célèbres)
- La description physique d'un visage (cheveux, yeux, barbes, etc.)
- Quelques règles de grammaire,
- Les mots de la famille (père, papa, maman, tante, etc.),
- La description d'objets et de personnes (gros, maigre, fin, etc.),
- Les mots des moyens de transport,
- Les nombres,
- Les mots des métiers et des magasins,
- Les mots du calendrier (mois, jours, dates, anniversaire, fêtes, etc.),
- Les mots du "temps" (hier, demain, etc.),
- Les couleurs,
- Les mots de la géographie (Rhône-Alpes, Savoie, etc.),
- Le quotidien des personnes sourdes (musique, télévision, téléphone, etc.),
- L'heure,
- La durée,
- Les fruits,
- Les légumes,
- Les mots des émotions (joyeux, gourmand, etc.)
- Les différentes questions (qui ? quoi ? comment ? Où ?, etc.),
Ajoutez à ceci que nous avons été filmés expliquant une recette de cuisine et que le visage et ses expressions sont partis intégrante de la LSF, vous devez vous demander comment c'est possible d'apprendre tout ça !
Et bien, je vous dirais, qu'en 42 heures, vous pouvez apprendre les premières bases de cette langue !
Place au mime !
Nous étions 8 à suivre le stage.
J'ai oublié de dire que la formatrice était formidable.
Nous devions porter des boules quiès pendant les cours alors tout n'était que signes, mime pour nous apprendre.
Bien sûr, plusieurs fois, nous avons été reprises à l'ordre car nous bavardions...
A vrai dire, à la fin, on bavardait mais en signe, dans la mesure du possible, entendons-nous bien.
Bref.
Il a fallu aller au tableau faire découvrir à nos petits camarades des fruits et des légumes.
Si certains avaient des fruits et autres aliments faciles à faire deviner, moi, avec mon pot habituel, j'ai dû faire deviner des corn-flakes !
Punaise, ce qu'on a pu se marrer !
D'autant que tout le monde a su que je fais un blocage, je confonds toujours l'ail et l'oignon, je crois que c'est foutu pour moi !
D'accord, je suis pas une grande cuisinière mais là, c'est même pas ça, c'est vraiment que je pourrais jamais reconnaître ces deux trucs...
La formatrice regarde la mer devant elle et fait le signe pour bleu, elle lève la tête et refait le signe.
Pour une fois, mes synapses se connectent et je comprends qu'il s'agit du mot bleu et me voilà envoyée au tableau pour faire comprendre la couleur "bleu".
Première tentative : je me cogne dans un meuble, je fais le signe "bleu", personne comprend.
Je vais pour regagner ma place mais non !
Tant que mes camarades ne comprennent pas je dois continuer...
Bon, j'en suis à la cinquième tentative et ils n'ont toujours pas compris !!!
Je leur dit "la porte ici est bleue" et ben, c'est un flop !
Tout le monde s'est bien marré à me voir réfléchir, mimer mais ils ont rien compris !
La formatrice reprend les rênes et arrive à leur faire deviner.
C'est pô juste.
Hi hi.
En tout cas, en fin de stage, la formatrice m'a bien dit que je n'étais pas fainéante comme mon nom semble le laisser croire..
Je dois dire que faire du théâtre d'improvisation m'a bien servi.
On avait fait du mime pendant deux cours : le premier cours, le deuxième cours sur le mime.
La semaine prochaine, je vais jouer à Taboo avec des sourds et des entendants.
J'ai hâte d'y être.
Peut-être que je serais baptiser ce jour-là...
Vous voulez connaître le bilan de cette semaine ?
Attendez la prochaine note...
Des dictionnaires sur Internet
Comme pour le français parlé, la LSF comporte des accents régionaux.
C'est-à-dire que les signes peuvent différer d'une région à l'autre...
Liens utiles
Le portail d'information sur les sourds et la langue des signes françaises
11:58 Publié dans Culture sourde, C'est mon travail... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : lsf, sourds, handicap, cours, adis, langue des signes
Semaine intensive LSF - Part One
Voilà.
J'ai attendu d'avoir terminé cette semaine intensive d'apprentissage de la langue des signes pour vous en parler.
En effet, je suis restée concentrée sur cette semaine de stage et n'ai pas fait grand'chose en dehors de recherches sur le net à propos de la surdité en général et de la LSF en particulier.
Pourquoi je veux parler LSF ?
Plusieurs raisons ont fait que j'ai souhaité suivre un formation en langue des signes cette année.
D'abord, d'un point de vue professionnel.
Peut-être que je vais faire "la vieille fonctionnaire" mais j'aime rendre service. C'est tout bête mais c'est le cas.
J'aime répondre aux questions des lecteurs qui viennent me voir au poste d'information, j'aime pouvoir communiquer avec eux.
Autant dire qu'à la bibliothèque dans laquelle je travaille, je parle à des vieux, des jeunes, des blancs, des noirs, des aveugles, des détenus.
Bref.
Toute la panoplie de notre société.
Si j'ai déjà eu l'occasion de renseigner des personnes sourdes, ce n'était pas très concluant. Aussi bien pour elles que pour moi.
Je faisais jusqu'à présent avec les moyens du bord mais désormais je vais pouvoir faire "un peu plus".
Et ça je trouve ça super !
Ensuite d'un point de vue personnel qui finalement découle directement de mon travail.
J'ai déjà eu l'occasion de dire que je participe chaque année à la sensibilisation de la population de ma ville aux différents types de handicap.
C'est souvent la même personne sourde qui représente l'association ADIS et chaque année, je ne peux communiquer directement avec elle.
Bon d'accord, j'ai bien compris comment on dit bonjour mais pourtant je ne franchis pas le pas de faire le signe...
Pour ceux qui liraient ce blog pour la première fois, je ne donne jamais de prénom et donc, les gens que je cite sont réduits à des "comédiens", "amis", "collègues" et ici, "personne sourde"...
Que les choses soient claires, ça n'a rien de méprisant.
Non, mais ! Et puis quoi alors !
Je suis quelqu'un de plutôt timide même si ça ne se voit pas toujours.
Je veux dire que je fais un boulot où faut parler à pleins de gens, je fais du théâtre d'improvisation.
Enfin, tout ça pour dire qu'enfin, à la première pause de cette semaine de cours intensive, j'ai pu m'adresser à cette personne DIRECTEMENT !
J'ai pu lui dire une phrase complète : "Mon prénom en langue des signes est poil dans la main".
J'étais trop fière !
Pourquoi "poil dans la main" ?
A vrai dire, j'ai choisi moi-même ce surnom.
Je souhaite garder cette réputation...
Au fil du temps, des collègues m'ont dit que je travaillais de "façon loufoque", de "manière nonchalante".
En somme, j'ai la même tête que mes neurones s'agitent ou pas.
Pour donner un exemple simple, à la bibliothèque, le mercredi peut être une journée très chargée, et les piles de livres à nettoyer s'accumulent rapidement.
Et bien, je les laisse s'accumuler les piles, je sais qu'elles sont là, mais je sais que j'en viendrais à bout alors je ne m'agite pas dans tous les sens, au lieu de faire trois petits voyages pour ranger, j'en ferais un gros et hop, le tour est joué, le raz-de-marée est résorbé, les lecteurs ont pu se ficher de ma figure en me voyant croûler sous les piles de livres.
Bref. Une journée de travail au boulot !
Il est vrai que ce nom de "poil dans la main" pourra surprendre des gens qui me rencontrent pour la première fois alors je vais peut-être devoir m'en séparer ou apprendre à signer une explication.
Sinon, quelqu'un m'a dit que je pouvais être appelée "lunettes" ou "dents écartées".... Euh, j'sais pas ce qui est mieux.
Pour ce que nous avons fait pendant cette semaine, je vous invite à lire une prochaine note.
11:43 Publié dans Culture sourde, C'est mon travail... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lsf, sourds, handicap, cours, adis, langue des signes
27.10.2008
Je me forme
Et oui, même si j'ai fini mes études, je continue de me former.
J'ai eu deux jours de formation à Photoshop.
Je ne pense pas me souvenir de tout mais j'ai pu réaliser les exercices demandés.
J'ai même fait des créations personnelles.
Je dois dire que j'ai eu besoin du formateur parfois car les possibilités sont vraiment nombreuses (ainsi que les menus) et je ne savais plus où trouver les bons outils.
Nous étions à l'école de commerce de Chambéry et dans le hall, c'était un ordinateur portable par élève, le wifi, des connexions Internet libres, et un ordinateur comme je n'en avais jamais vu encore.
Je ne sais pas si ça rend bien sur la photo. Mais c'était un clavier tactile. J'ai posé un livre libéré sur l'écran pour vous donner une idée...
Enfin, voilà, une petite bouffée d'air au coeur d'un "premier trimestre" chargé !
15:13 Publié dans C'est mon travail... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : photoshop, stage, technolac, universite de savoie, ecole de commerce, formation
04.10.2008
Que mon travail est difficile...
Depuis la mort de Lolie, un magazine pour les adolescentes, qui marchait du feu de Dieu comme on dit, la bibliothèque dans laquelle je travaille est en deuil...
Bon, d'accord, j'exagère.
Mais la tendance générale dans les bibliothèques et à la baisse de fréquentation du public et il est intéressant de chercher à attirer le lecteur.
Je m'occupe, entre autres, de l'acquisition des revues pour tout ce qui est 0, 100,200, 300 pour parler le jargon.
Dans les zéros, il y a ........ la télévision !
Et alors, ne serait-il pas possible d'attirer les jeunes avec des revues sur ........ les séries télé !!!!!
Trop dur ! J'ai même bossé pendant ma pause de midi....
J'adore mon métier !!!!
Ne soyez pas jaloux, je bosse du mardi au samedi, et cette semaine, je vais bosser dimanche après-midi et lundi matin, autant dire que mon week-end est réduit à peau de chagrin (je suis pas sûre que cette expression existe...)
Pour être franche, je ne me plains pas, j'adore VRAIMENT mon métier, il est une véritable vocation !
16:52 Publié dans C'est mon travail... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : magazine, séries télé, adolescents
25.07.2008
Merci les japonais
Découvrez Various!
A une heure de la fin de ma journée de travail, un lecteur m'a énervé...
J'ai même failli perdre mon calme, c'est pour dire.
Bref.
Je savais qu'écouter de la musique à fond me ferait du bien et là, je dois dire que je suis à présent morte de rire !!!!
Merci les japonais !
19:13 Publié dans Ce que j'aime écouter..., C'est mon travail..., Fourre-tout | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : musique, japon, france, chanson, cactus, dutronc
22.07.2008
J'ai la phtisie !
Pour préparer une exposition sur la Première Guerre Mondiale, mes collègues et moi devons "farfouiller" dans les journaux et livres de l'époque que possède la bibliothèque.
Nous ne sélectionnons pas tout ce qui est photos avec corps mutilés sur les champs de batailles ou autre cheval qui se retrouve dans un arbre après l'explosion d'un obus (c'est véridique !).
L'autre jour, nous avons regardé dans la croix de Savoie et Le patriote républicain, deux journaux locaux de l'époque comme je disais plus haut.
Ben moi, ce jour-là, ce qui a attiré mon attention, ce sont les réclames pour des remèdes formidables pour les femmes.
La jouvence de l'Abbé Soury soigne les grosses fatigues, les règles douleureuses, les tumeurs, les cancers.
Aucune publicité pour vanter un remède spécial homme jusqu'à ce que nous regardons dans le Cri de Paris.
Et là, non, ce n'est pas du Viagra, mais c'est bien l'impuissance que soigne les dragées des fakirs.
Vous me direz et la phtisie alors ?
L'annonce disait à peu près : "si vous êtes pâle, maigre, fatiguée, attention, la phtisie vous guette..."
Bon, je suis pâle, entre mince et maigre, quant à la fatigue, je ne la juge pas excessive...
OK, OK, j'ai mis ce titre pour vous allécher !
19:02 Publié dans C'est mon travail... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : premiere guerre mondiale, guerre 14-18, maladie, remede, femme
16.05.2008
Bibliothécaire, quel beau métier !
Mai : ses ponts, ses grèves...
Je suis fonctionnaire : j'adore mon boulot !
Service public en vidéo !
21:05 Publié dans Ce que j'aime regarder..., C'est mon travail... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bibliothecaire, livre, lecteur, service public, fonctionnaire
15.03.2008
Amusons-nous en stage...
Jogging, tapis de sol, rires et pleins de bonnes choses au programme.
Il s'agit d'avoir des pistes pour créer un spectacle pour les tous-petits.
Je suis la seule bibliothécaire parmi assistantes maternelles et animatrices.
Nous étions 12.
Nous allons travailler l'improvisation, l'expression corporelle, la son...
Des exercices d'improvisation
Je ne suis pas trop dépaysée par certains exercices car ce sont ceux que je fais le lundi au théâtre d'improvisation.
En cercle, on se lance la balle en disant notre prénom puis celui de la personne à qui la lance. C'est une manière efficace de se rappeler des prénoms de chacune.
Par groupe de 3, nous mettons en scène une comptine.
Porter son regard vers un objet, une personne est incontournable dans un spectacle pour faire passer une intention, une émotion. Nous nous déplaçons en suivant "notre regard", c'est lui qui nous quitte vers tel ou tel endroit de la salle.
Nous inventons des objets à offrir à une personne que nous devons visualiser au bout de la pièce. C'est un tissu qui sert d'objet et il devient, pour moi, un gâteau, une veste, etc...
Des objets
Un objet peut être différentes choses.
Ma balle se transforme en abeille le temps d'une scénette, mais dans une autre, elle aurait tout aussi pu être une tomate.
Les sons
Il ne s'agit pas de bruiter seulement, c'est la voix en général dont il est question.
Par groupe de 6, nous montons "un tableau sonore" en proposant chacune un élément sonore du décor : de belles machines sont ainsi créées.Quand c'est le moment de mettre une émotion dans la voix, je choisis de lire de manière autoritaire un poème qui invite pourtant à aller dans le jardin chercher des fleurs pour en faire un collier.
J'aurais aussi chuchoté, crié, dit, etc. le mot "chocolat".
L'expression corporelle
J'ai l'habitude de travailler avec ma voix mais pas avec mon corps.
Et pourtant, le groupe est sympathique et même si je ne me rends pas compte de l'image que je donne, je fais les exercices avec plaisir (si ce n'est grâce et fluidité...)
Sur une musique, et un tissu en main, nous évoluons dans la salle, parfois seule ou à deux.
Mimer un animal, ce n'est pas seulement lui donner une caractéristique. La poule que je mime, a bien évidemment deux ailes mais elle a aussi un regard de poule, une façon de manger d'une poule, etc.
La relaxation
Chaque matinée débute par de la relaxation.
Le premier jour, c'est sophrologie, le deuxième, massage.
Mmmm, qu'il est doux d'être en stage...
Le spectacle
Le dernier jour est presque entièrement consacré au spectacle de 10 minutes que par 4 nous allons présenter.
Mon groupe a choisi la comptine "le rock n' roll des gallinacés" et l'album "le beau ver dodu".
Je suis le narrateur et mes comparses sont chien, chat, ver, oiseau.
C'était vraiment très drôle à faire et à regarder !
Agnès Chaumié, Hélène Bohy
Que dire ?
Un stage vraiment génial qui m'a permis de rencontrer des personnes sympathiques, de mettre en pratique ce que j'apprends en improvisation, de me rendre compte que, même à mon niveau, je peux ajouter de l'expression corporelle dans les animations que je fais.
17:52 Publié dans C'est mon travail... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : improvisation, expression corporelle, formation, stage
01.03.2008
Io parlo italiano...
Ce n'était pas prévu au programme...
Et pourtant, ça aura duré deux heures...
Ils étaient 18.
Heureusement, il y avait quelques francophones...
De quoi s'agit-il ?
Du groupe d'Italiens qui est venu visiter la bibliothèque ce matin.
A vrai dire, ils étaient une cinquantaine, mais nous avons fait plusieurs groupes.
Ils sont arrivés à 10 h 30 et j'ai été prévenue à ...10 h 30.
J'ai fait cet accueil au pied levé - je ne fais pas partie de ceux qui font faire les visites de la bibliothèque et ça s'est plutôt bien passé.
En fait, je n'ai pas eu le temps de me poser la question de savoir si mon accent était nul et ce que j'allais dire.
Pourquoi j'en parle ?
Parce que ce n'était pas prévu,
que c'est la première fois que je parle italien devant tant de monde,
que c'était trop classe d'avoir fait cette visite !
Notre groupe était plutôt bavard alors quand la traductrice du groupe n'avait pas écouté ma collègue, c'est moi qui faisait la traduction ; quand on se déplaçait d'un étage à l'autre et qu'on me posait des questions, je répondais ; j'ai présenté le magasin (local où sont rangés les documents qui ne sont pas en libre-accès) des livres contemporains et des revues.
Comme j'étais là pour épauler ma collègue, il ne m'est pas venu à l'idée de "prendre sa place" et de faire la visite en italien ; mais peut-être qu'un jour...
Et au final ?
Les personnes nous ont remerciées vivement.
Certains m'ont félicités pour mon italien - je n'ai pas l'impression d'avoir tant parlé que ça, pourtant.
Les Italiens (je le savais déjà) sont trop sympas !
Peut-être que désormais je vais plus oser parler anglais ou italien...
J'aurais bossé de 8 h 30 à 16 h presque sans interruption avec tout de même une pause (écourtée somme toute) le temps de manger un sandwich.
Coup de chapeau à ma collègue !
Qui a dit que les fonctionnaires ne travaillaient pas !?!?
La Tour de Babel
18:06 Publié dans C'est mon travail... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : bibliothecaire, visite, accueil, bibliotheque, chambery






