19.04.2009

Semaine intensive LSF - Part One

Voilà.

J'ai attendu d'avoir terminé cette semaine intensive d'apprentissage de la langue des signes pour vous en parler.

En effet, je suis restée concentrée sur cette semaine de stage et n'ai pas fait grand'chose en dehors de recherches sur le net à propos de la surdité en général et de la LSF en particulier.

 

Pourquoi je veux parler LSF ?

Plusieurs raisons ont fait que j'ai souhaité suivre un formation en langue des signes cette année.

D'abord, d'un point de vue professionnel.

Peut-être que je vais faire "la vieille fonctionnaire" mais j'aime rendre service. C'est tout bête mais c'est le cas.

J'aime répondre aux questions des lecteurs qui viennent me voir au poste d'information, j'aime pouvoir communiquer avec eux.

 

Autant dire qu'à la bibliothèque dans laquelle je travaille, je parle à des vieux, des jeunes, des blancs, des noirs, des aveugles, des détenus.

Bref.

 

Toute la panoplie de notre société.

 

Si j'ai déjà eu l'occasion de renseigner des personnes sourdes, ce n'était pas très concluant. Aussi bien pour elles que pour moi.

Je faisais jusqu'à présent avec les moyens du bord mais désormais je vais pouvoir faire "un peu plus".

Et ça je trouve ça super !

 

Ensuite d'un point de vue personnel qui finalement découle directement de mon travail.

J'ai déjà eu l'occasion de dire que je participe chaque année à la sensibilisation de la population de ma ville aux différents types de handicap.

 

C'est souvent la même personne sourde qui représente l'association ADIS et chaque année, je ne peux communiquer directement avec elle.

Bon d'accord, j'ai bien compris comment on dit bonjour mais pourtant je ne franchis pas le pas de faire le signe...

 

Pour ceux qui liraient ce blog pour la première fois, je ne donne jamais de prénom et donc, les gens que je cite sont réduits à des "comédiens", "amis", "collègues" et ici, "personne sourde"...

 

Que les choses soient claires, ça n'a rien de méprisant.

Non, mais ! Et puis quoi alors ! 

 

Je suis quelqu'un de plutôt timide même si ça ne se voit pas toujours.

Je veux dire que je fais un boulot où faut parler à pleins de gens, je fais du théâtre d'improvisation.

 

Enfin, tout ça pour dire qu'enfin, à la première pause de cette semaine de cours intensive, j'ai pu m'adresser à cette personne DIRECTEMENT !

J'ai pu lui dire une phrase complète : "Mon prénom en langue des signes est poil dans la main".

J'étais trop fière !

 

Pourquoi "poil dans la main" ?

 

A vrai dire, j'ai choisi moi-même ce surnom.

Je souhaite garder cette réputation...

 

Au fil du temps, des collègues m'ont dit que je travaillais de "façon loufoque", de "manière nonchalante".

En somme, j'ai la même tête que mes neurones s'agitent ou pas.

Pour donner un exemple simple, à la bibliothèque, le mercredi peut être une journée très chargée, et les piles de livres à nettoyer s'accumulent rapidement.

Et bien, je les laisse s'accumuler les piles, je sais qu'elles sont là, mais je sais que j'en viendrais à bout alors je ne m'agite pas dans tous les sens, au lieu de faire trois petits voyages pour ranger, j'en ferais un gros et hop, le tour est joué, le raz-de-marée est résorbé, les lecteurs ont pu se ficher de ma figure en me voyant croûler sous les piles de livres.

 

Bref. Une journée de travail au boulot !

 

Il est vrai que ce nom de "poil dans la main" pourra surprendre des gens qui me rencontrent pour la première fois alors je vais peut-être devoir m'en séparer ou apprendre à signer une explication.

Sinon, quelqu'un m'a dit que je pouvais être appelée "lunettes" ou "dents écartées".... Euh, j'sais pas ce qui est mieux.

 

Pour ce que nous avons fait pendant cette semaine, je vous invite à lire une prochaine note.

Commentaires

Bravo pour cette initiative et, je le dit ici car j'ai lu aussi la "partie 3" , félicitation pour ce diplôme.

Ecrit par : grain de sel | 24.04.2009

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