« Amusons-nous en stage... | Page d'accueil | Côté coulisses »
17.03.2008
Mère indigne
David est notre prof ce soir.
J'aime bien travailler avec lui, même s'il lui arrive de dire les choses cash.
Mais avant que les exercices et les improvisations ne commencent, l'échauffement se fait par une des lundisatrices. Et c'est en chant/danse, et surtout rythme que nous nous mettons en forme pour ce cours.
Je ne me souviens déjà plus quelles étaient les paroles, mais ça fait du bien de "chanter" (les guillemets sont de mises quand c'est mon tour de donner de la voix...)
Au programme ce soir : la catégorie Roman Photo
Il s'agit pour deux comédiens de "prendre des poses" et à deux autres de raconter l'histoire correpondante.
Une comédienne devient Ange et chante un espèce de cantique. Espèce de cantique, car c'est moi qui raconte.
Un comédien jette de la confiture au visage d'une comédienne qui finira l'improvisation la tête dans un pot de Nutella.
Pour se préparer à cette catégorie, nous créons par deux des improvisations qui consistent en un mot associé à un geste.
Je dis ferme et fait un regard de poule (d'ailleurs, totalement raté, soit dit en passant...), mon camarade répond tracteur, etc.
Finissons par des improvisations à deux ou plus si affinités
Là, c'est comme les "pros" !
Deux comédiens commencent une impro et chacun peut entrer dans le jeu pour apporter des éléments à l'histoire.
Un enfant s'est perdu. Un homme manque de l'écraser et l'emmène voir un policier. Ils attendent l'arrivée de la mère et là, je rentre en scène.
Le flic me dit que c'est mon fils. Et moi, je dis "non". Je sais que normalement il faut accepter ce que le partenaire propose mais là, le personnage que j'ai en tête est clair : c'est une mère indigne, elle est super contente d'avoir perdu son fils...
Et puis, il ne faut pas imposer un personnage à ses camarades de jeu.
Il faut que je sois honnête, comme j'avais des difficultés à faire accepter à mes camarades de jeu mon personnage, je parlais au téléphone avec une copine pour lui dire comme c'était le top : et parler au portable, c'est pas bien non plus.
Le flic continue de dire que c'est mon fils et moi je continue de nier : "mais ce n'est pas Matthi..., mon fils", et surtout que "j'ai une silhouette parfaite", impossible que j'ai pu avoir un enfant.
Bref.
Je suis contente car j'ai fait la mère indigne, j'ai tenu bon, je n'ai pas lâché cette idée. Mais au lieu de finir en prison, bien contente de rencontrer des bad boys dans les cellules, j'aurais pu dire fermement "ce n'est pas mon fils" et sortir de scène en me frottant les mains de joie.
Et puis, je rends hommage à une comédienne qui a trop bien fait la Chinoise qui déteste les Français et qui a préparé - avec son mari, des nems empoisonnés !!! Trop fort !!! Et puis, surtout le : "Crève ! Crève ! Crève !" quand la cliente avale le nem (bon, la cliente ne meurt pas au premier nem et elle conclut ainsi l'improvisation !)
Au secours ! Chouette ! AArgh ! Damned ! Cool !
En mai et en juin, les débutants de Chambéry devraient rencontrer les débutants de Saint-Etienne...
21:27 Publié dans Improvisation | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : improvisation, theatre, personnage



Commentaires
Bravo pour la mère indigne, c'était trop fort, tout le monde s'attendait à ce que tu reconnaisses l'enfant et fin de l'histoire... Que nenni madame a gardé sa taille de guêpe.
Ecrit par : Barbara | 20.03.2008
Ecrire un commentaire